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Vision · Journal

Contrôle parental avec Home Assistant : les options en 2026

Filtrage DNS, box et routeurs, intégrations Family Link ou Nintendo, plateforme familiale : le tour des façons d'encadrer les écrans avec Home Assistant, avec leurs forces et leurs limites.

Encadrer les écrans de la maison sans tout confier à un service en ligne : c'est une question qui revient souvent chez les utilisateurs de Home Assistant. Il n'existe pas une seule bonne réponse, mais plusieurs familles de solutions, qui se combinent. Voici le tour, sans parti pris.

1. Filtrer au niveau du réseau (DNS)

C'est le point de départ le plus simple. Un serveur DNS filtrant bloque les domaines indésirables (publicité, pistage, sites malveillants, contenus pour adultes) pour tous les appareils du réseau.

  • AdGuard Home existe sous forme d'extension Home Assistant et s'intègre au tableau de bord : on peut couper ou rétablir le filtrage, ou le contrôle parental, depuis une automatisation.
  • Avantage : rien à installer sur les appareils.
  • Limites : le filtrage se contourne si un appareil utilise un autre DNS ou un VPN, et il ne mesure pas le temps passé. Il ne distingue pas non plus qui utilise l'appareil.

2. Passer par la box ou le routeur

Beaucoup de box et de routeurs ont leur propre contrôle parental (plages horaires, coupure d'accès par appareil). Certaines intégrations Home Assistant l'exposent sous forme d'interrupteurs, par exemple pour la FRITZ!Box, les réseaux UniFi ou les routeurs GL.iNet.

  • Avantage : couper Internet à un appareil depuis une automatisation (« pas de console après 21 h »).
  • Limites : c'est tout ou rien. L'appareil reste utilisable hors ligne, et on ne choisit pas une application plutôt qu'une autre.

3. Piloter les outils des fabricants

Les plateformes ont leurs propres contrôles parentaux, et la communauté les relie à Home Assistant :

  • une intégration communautaire pour Google Family Link (verrouillage, horaires, bonus de temps) ;
  • une intégration pour le contrôle parental de la Nintendo Switch.
  • Avantage : un contrôle fin, au niveau des applications.
  • Limites : chaque plateforme a ses propres règles, et le compte reste chez le fabricant. Gérer un budget de temps commun entre téléphone, console et PC devient vite compliqué.

4. Assembler sa propre solution

Avec quelques capteurs et des automatisations, on peut mesurer le temps d'écran d'un PC, prévenir quand une limite est atteinte, ou verrouiller une session. Sur le forum HACF, un membre a par exemple partagé une combinaison de liste blanche DNS dans AdGuard et de limitation du temps d'écran sur un PC Linux.

  • Avantage : une solution taillée pour sa maison.
  • Limites : du temps à y passer, et un ensemble à maintenir soi-même.

5. Une plateforme familiale, dont le contrôle parental est un module

C'est la voie que suit Vision, le projet de Soprez : une plateforme familiale qui vit dans Home Assistant. Elle fait de la TV l'accueil et le lecteur de musique de la maison, met des widgets sur les téléphones, et propose des modules qu'on active ou non. Le contrôle parental est l'un d'eux : les mêmes règles par personne sur les PC Windows, les téléphones et les TV Android (plages horaires, catégories, demandes de temps validées par un adulte). Le tout sans compte ni nuage. Vision est en cours de finition ; la feuille de route montre où il en est.

Quelle approche choisir ?

BesoinPiste la plus simple
Bloquer les sites dangereux pour toute la maisonFiltrage DNS
Couper Internet à heure fixeBox ou routeur
Encadrer un seul type d'appareilOutil du fabricant
Mêmes règles sur PC, téléphone et TV, en localPlateforme familiale avec un module de contrôle parental

Dans la plupart des foyers, le filtrage DNS est une base utile, quelle que soit la suite.

Un dernier conseil, qui ne dépend d'aucun outil : expliquer les règles et les faire évoluer avec l'âge. Un contrôle parental accompagne, il ne remplace pas la discussion.